La Présidentielle Peut Se Jouer Sur Les « Fake News »

Communiqué de Presse

Un lien sur quatre partagés sur les réseaux sociaux aux sujets de la politique ou la présidentielle française provient de sources qui aident à promouvoir les « fake news » (les fausses nouvelles), selon une étude publiée aujourd'hui par la société de renseignements sur les réseaux sociaux, Bakamo Social.

« Dans une campagne farouchement contestée, où les sondages n’annoncent guère d’écart entre les principaux candidats, une exposition accrue aux sites qui répandent des mensonges, des théories conspirationnistes, de la propagande pro-russe et des opinions racistes pourrait jouer un rôle crucial et finalement décisif », a déclaré Jonathan Deitch, PDG Bakamo.

Pour son étude « Le rôle et l'impact des éditeurs non traditionnels à la Présidentielle française 2017 », la société a analysé près de 8 millions de liens partagés sur les sujets politiques, récoltés de 800 sites, entre le 1er novembre 2016 et le 4 avril 2017.

Le constat principal : les utilisateurs des réseaux sociaux sont de plus en plus répartis par le type de liens qu'ils partagent, avec une déconnexion quasi-complète entre les utilisateurs qui partagent des informations politiques des médias traditionnels et ceux qui en partagent des sources qui remettent en cause les récits des médias traditionnels. Le rapport classifie les sources en divisant les éditeurs en ligne en cinq groupes :

Traditionnel (48.2% de liens partagés) : la présence en ligne des médias traditionnels (journaux, radio, télévision), qui se conforment aux normes journalistiques, c.-à-d. privilégier la vérité, la précision, et l'impartialité, quelles que soient leurs positions sur l’axe gauche-droite.

Campagne (7.4% de liens partagés) : les sources officielles de tous les partis politiques ainsi que celles de tous les candidats.

Étendre (20.2% de liens partagés) : les sources qui servent à étendre la portée journalistique des médias traditionnels, sans contester les faits de base.

Recadrer (19.2% de liens partagés): les sources qui contestent les médias traditionnels en disant qu’ils ne tirent pas les bonnes conclusions ou ne couvrent pas les sujets importants. Ces sources recadrent et racontent l’information politique différemment, en général par le biais de reportage sélectif ou de la réinterprétation (la « réinformation ») et ne sont d'accord ni sur les faits ni sur l'interprétation telle qu'ils sont donnés par les médias traditionnels.

Alternative (5% de liens partagés): les sources qui existent au-delà de la distinction gauche-droite. Ces sources entremêlent leurs histoires et ignorent largement les sources traditionnelles pour des récits confus et souvent conspirationnistes.

« Alors que les médias traditionnels représentent encore environ la moitié des liens d’informations politiques partagées sur les réseaux sociaux, nous constatons que ceux qui défient les médias traditionnels partagent presque deux fois plus de contenu et ont un public beaucoup plus engagé », a déclaré Deitch. « Cela indique que ces sources d’informations alternatives ne disparaîtront pas."

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(Le rapport est disponible uniquement en anglais.)